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#1 Un café avec... Julie, graphiste auto-entrepreneure

19 septembre 2018 Par
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Rencontre avec Julie, auto-entrepreneure dynamique

Aujourd’hui, la parole est à Julie, 25 ans, graphiste pétillante et auto-entrepreneure dynamique. Après un baccalauréat général économique et social, elle s’est dirigée vers une mise à niveau en arts appliqués, qui l’a menée à un BTS design graphiste. Elle a ensuite poursuivi par une licence graphiste concepteur en alternance à la SNCF, expérience très formatrice de ses propres dires. « Dans un grand groupe, non seulement je faisais du graphisme, mais en plus, je devais être polyvalente et savoir gérer les clients, les mails, les coups de téléphone… » Rencontre.

Les débuts comme auto-entrepreneure

  • Tu avais choisi l’alternance pour ta dernière année d’études, et pourtant, te voici aujourd’hui auto-entrepreneure : comment en es-tu arrivée là ?

Dès la fin de mes études, ça me faisait envie sauf que j’avais l’impression que c’était inaccessible. Alors j’ai continué là où j’ai fait mon alternance en intérim, mais j’avais quelques demandes de mon entourage. Ça me prenait du temps et ça me plaisait beaucoup. Puis entre deux contrats intérim, mon entreprise m’a demandé de continuer comme prestataire. J’ai donc pris le statut auto-entrepreneur, et c’est devenu plus facile : j’ai commencé à facturer. C’est venu très naturellement.

Mais à ce moment-là, je n’osais pas encore. Je suis retournée à la SNCF en intérim pendant un an. A la fin de ce contrat, ils voulaient me prolonger. Mais j’avais fait le tour, et de plus en plus l’envie de me lancer. Ma chef m’a proposé de continuer à 80% et de profiter de mes mercredis pour tester mon activité. Là je me suis dit : « ok t’es capable, tu sais répondre au téléphone, tu sais envoyer des mails, tu sais gérer les pépins, tu sais rebondir ». J’ai pu commencer à préparer ma communication, mon site internet. J’ai échangé avec mon réseau et j’ai découvert les plateformes de mise en relations client / freelance.

  • De plus en plus de plateformes de mises en relations se développent en effet. Comment as-tu fait pour lancer ton activité et trouver ton premier client ?

Mon premier client était en fait la SNCF. C’est là que j’ai adopté mon statut. Après mes contrats d’intérim, quand j’ai vraiment choisi de me lancer, je me suis inscrite sur Malt. J’étais un peu septique au début, j’ai rempli mon profil en me disant que je n’avais rien à perdre. Mais mon premier contact est arrivé assez vite. C’était un petit projet qui m’a rassurée : le client a choisi mon profil, sans faire partie de mon réseau. Ça m’a donné un vrai coup de boost. Puis d’autres ont suivi, et donc j’ai fait le choix de partir de mon entreprise car concilier les deux devenait compliqué.

Officiellement, en septembre 2017, je me lançais à 100% sur ma micro-entreprise. Précédemment, j’avais travaillé avec une agence pour un séminaire, et ils m’ont recontactée pour travailler avec eux en tant que freelance. Ça m’a beaucoup aidée parce que j’y allais deux jours par semaine et quinze jours tous les deux mois. Ça m’a aussi rassurée : j’étais dans une agence de communication, dans mon cœur de métier. Ça m’a vraiment aidé à décoller, financièrement, et ça m’a donné confiance. C’était mon filet de sécurité.

Le statut et l'activité

  • Le statut auto-entrepreneur est particulier. Il a beaucoup d’avantages, mais aussi des inconvénients. Pour toi, quels sont les principaux avantages et inconvénients ?

Ce que je préfère, c’est travailler quand je veux ! C’est un luxe, et c’est quelque chose que je ne changerai pour rien au monde. Si je veux décaler ma journée de travail, je le fais. Mon copain commence un peu tard le matin, et finit tard le soir. Je peux donc me caler sur ses horaires, mais sans oublier de me caler aussi sur le rythme de mes clients : je ne les appelle pas à 22 heures et je reste joignable sur les horaires plus classiques.

Concernant le statut auto-entrepreneur, dans son ensemble je le trouve bien. Je n’ai pas grand-chose à faire. Tant que tu es dans les rails du statut, ça file droit, mais dès que tu sors des rails…

Dès que tu sors des rails, que tu veux modifier ton activité, c’est compliqué ! Il y a beaucoup d’infos contradictoires sur internet, pas toujours adaptées à la situation de chacun, on ne sait pas ce qui est fiable et ce qui ne l’est pas. Surtout, ce qui me dérange le plus, c’est qu’on dise par exemple « attention, il ne faut pas dépasser les seuils ». Mais en fait si ! C’est le but : il faut dépasser, c’est bon signe pour l’activité !

Il y a un revers de la médaille à travailler chez soi : le relationnel me manque. Mon métier, c’est d’être derrière un ordinateur, je n’ai pas beaucoup de contact avec les clients. Je n’ai pas non plus de collègue, et c’est très important, pour se renouveler. Au final, c’est ce qui me manque le plus !

 

  • Tu travailles de chez toi et pour toi. Du coup, est-ce qu’on est auto-entrepreneur 24h/24 ou est-ce qu’on déconnecte ?

On déconnecte quand on dort ! En réalité, il n’y a quasiment pas de frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle. Mon portable me sert pour ma vie personnelle et professionnelle. J’ai mes mails dessus, je les consulte ; peu importe qu’il soit 10 heures ou 22 heures, mardi ou dimanche. C’est difficile de décrocher, parce que je suis passionnée et que j’ai envie que ça marche. Mais à l’inverse, parfois je suis tentée de me lancer dans mes tâches quotidiennes, dans le ménage par exemple, alors qu'à ce moment-là je dois travailler sur mes projets. C’est difficile d’équilibrer entre les deux !

 

  • Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour l’avenir ?

Que ça continue ! Pour le moment, auto-entrepreneur c’est très bien. Mais bien sûr, j’ai envie d’évoluer et pourquoi pas changer de statut. Après, ce n’est pas mon objectif : mon ambition n’est pas de passer d’autoentrepreneur à société, mais d’avoir une belle clientèle, avec de beaux projets. J’ai travaillé pour des gens différents du promoteur immobilier à l’agriculteur, et c’est de ça dont j’ai envie ! Sur du court terme, j’ai envie de trouver un local, ou un espace de coworking pour élargir mon réseau – ce qui est la clef de l’évolution.

 

Le mot de la fin

  • Un petit conseil à ceux qui veulent se lancer ?

Osez ! Il faut y croire. Ce n’est pas si difficile que ça. Il faut être rigoureux, ça c’est sûr, il faut être sérieux. Mais après, il faut vraiment oser ! Il faut avoir conscience que tu fais ton métier mais en plus, derrière t’as tout l’administratif. T’as toutes les casquettes : t’es comptable, secrétaire, commercial, c’est toi qui fais tout ! Ce qui est encore plus enrichissant, alors foncez !

 

Pour contacter Julie, retrouvez-la sur Malt, LinkedIn, et sur son propre site !

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